Phahurat : le quartier indien de Bangkok

Jérémy

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Surnommé « Little India » par les occidentaux, les locaux l’appellent Phahurat. C’est le quartier indien de Bangkok, situé à l’extrémité ouest du quartier chinois. Aujourd’hui, Phahurat concentre une population d’environ 10 000 personnes d’origine indienne, la plupart de confession sikhe, installées dans le quartier depuis le début du 20ème siècle. À l’échelle du pays, la communauté sikhe de Thaïlande compte environ 70 000 fidèles, une religion officiellement reconnue par l’État thaïlandais, ce qui fait de Phahurat son foyer historique et spirituel.

C’est l’un des principaux centres de l’industrie textile en Thaïlande : on y trouve des grossistes en tissus et en vêtements, ainsi que de nombreux tailleurs capables de confectionner un costume sur-mesure en quelques jours, un savoir-faire transmis de génération en génération depuis l’arrivée des premières familles indiennes marchandes. Partez à la découverte de goûts et d’odeurs typiquement indiens en parcourant ce quartier coloré, qui communique directement avec Sampeng Lane, la ruelle marchande historique de Chinatown, formant avec elle l’un des marchés les plus denses et les plus anciens de la capitale.

Flânez dans les ruelles parfumées à l’encens, à la recherche d’un sari, d’épices, de bijoux indiens, de chaussures ou d’accessoires et objets religieux. Faites une pause dans l’un des salons de thé pour déguster un chai ou un lassi. Naan, poulet tandoori et curry de poisson sauront satisfaire toutes les faims. Le quartier prend une dimension particulière lors des grandes fêtes hindoues et sikhes, notamment Diwali en octobre-novembre, lorsque les façades s’illuminent et que les commerces restent ouverts tard dans la soirée.

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Le saviez-vous ? Le temple sikh au dôme doré

Au cœur de Phahurat se dresse le Gurdwara Siri Guru Singh Sabha, un temple sikh de six étages coiffé d’un dôme doré, fondé en 1932 par la communauté sikhe immigrée et achevé dans sa forme actuelle en 1933. C’est le deuxième plus grand temple sikh en dehors de l’Inde, et un repère visuel du quartier depuis près d’un siècle. Comme dans tous les temples sikhs du monde, un repas gratuit (le langar) y est offert chaque jour à quiconque se présente, visiteurs compris, dans un esprit de partage qui fait partie intégrante de la tradition sikhe. La visite est libre et gratuite, à condition de se couvrir la tête et de retirer ses chaussures avant d’entrer ; un foulard est généralement prêté à l’entrée pour les visiteurs non préparés.

Quartier indien Bangkok : informations pratiques pour s’y rendre

En bateau : entre 15 et 35 bahts selon la distance et la ligne (drapeau orange, jaune ou vert-jaune)
Descendre à Tha Ratchawong ou Memorial Bridge, sur la Chao Phraya Express Boat.

En métro (MRT) : depuis l’extension de la ligne bleue, la station Sam Yot dessert directement Phahurat/Little India, à quelques minutes à pied seulement
C’est un net progrès par rapport à l’ancien accès : auparavant, il fallait descendre à Hua Lamphong, terminus historique, puis marcher un quart d’heure via Yaowarat Road (rue principale de Chinatown). La station Wat Mangkon, une station avant Sam Yot, dessert quant à elle le cœur de Chinatown. Comptez entre 20 et 45 bahts selon le trajet et les correspondances.

En bus : à partir de 10 bahts le trajet
Emprunter le n°25 ou le n°56. Prévoir de préférence une visite en matinée ou en fin d’après-midi, les ruelles étroites du quartier devenant particulièrement étouffantes aux heures les plus chaudes de la journée.

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