Aéroport Thaïlande : le guide complet des 7 aéroports

Jérémy

Vous avez réservé votre vol pour la Thaïlande, mais un doute persiste : allez-vous atterrir au bon endroit ? Le pays compte en réalité 39 aéroports, dont sept jouent un rôle international majeur. Entre Suvarnabhumi, le géant de Bangkok qui a frôlé les 65 millions de voyageurs en 2025, et l’aéroport de Ko Samui, propriété d’une seule compagnie aérienne, chaque porte d’entrée a ses propres règles. Nous détaillons ici les six aéroports gérés par Airports of Thailand (AOT), plus celui de Samui, avec les chiffres de trafic les plus récents (2025) et les projets d’agrandissement en cours, pour que vous sachiez exactement où vous mettrez les pieds.

Liste des aéroports internationaux de Thaïlande

Six plateformes sont gérées par Airports of Thailand (AOT), l’organisme public qui supervise l’aviation civile du pays : elles ont accueilli à elles seules 125,99 millions de passagers sur l’exercice 2025 (octobre 2024 à septembre 2025), soit une hausse de 5,6% sur un an. Un septième aéroport international, celui de Ko Samui, échappe à ce réseau : il appartient en propre à la compagnie Bangkok Airways, une situation assez rare dans le monde pour être soulignée.

1. Bangkok : Suvarnabhumi Airport (BKK)

Situé à 25 kilomètres à l’est de Bangkok et inauguré en 2006, Suvarnabhumi reste la porte d’entrée principale pour qui arrive en Thaïlande par voie aérienne. Le trafic y a atteint environ 65 millions de passagers en 2025, bien au-delà de sa capacité initiale de 45 millions : au point qu’AOT a lancé un plan directeur 2025-2035 visant à porter la capacité à 80, puis 120 millions de passagers par an, avec un nouveau terminal Sud et une quatrième piste. En attendant ces travaux, l’aéroport a tout de même grimpé au 36e rang mondial du classement Skytrax 2026, porté par des rénovations continues de ses concourses et zones d’attente.

  • 36e aéroport mondial au classement Skytrax 2026
  • Plus de 113 compagnies aériennes y opèrent, un record mondial
  • Se déplacer, rejoindre le centre-ville depuis l’aéroport de Suvarnabhumi

À consulter :

2. Phuket : Phuket International Airport (HKT)

Sans surprise, l’île de Phuket possède le 3e aéroport le plus actif du royaume. Le trafic y a bondi de 26% en un an pour atteindre 16,4 millions de passagers et près de 99 000 vols sur l’exercice 2024, un rythme qui s’est confirmé en 2025. Cinquante-sept compagnies aériennes desservent aujourd’hui la ville, un chiffre qui traduit bien l’appétit touristique pour cette destination du sud. Si votre séjour est centré sur les plages d’Andaman, c’est vraisemblablement par ici que vous transiterez.

À consulter :

3. Bangkok : Don Mueang Airport (DMK)

Avant l’ouverture de Suvarnabhumi, c’est Don Mueang qui faisait office d’aéroport international de la capitale. Loin d’avoir périclité, il est aujourd’hui le 2e aéroport du pays avec 29,2 millions de passagers en 2024 (+13% sur un an), porté par l’essor des compagnies low-cost. Air Asia, Nok Air ou encore Thai Vietjet en ont fait leur base pour desservir aussi bien les vols domestiques que certaines liaisons internationales régionales.

À consulter :

4. Chiang Mai : Chiang Mai International Airport (CNX)

L’aéroport international de Chiang Mai dessert la capitale du Nord thaïlandais, avec un trafic revenu au-dessus des niveaux d’avant-Covid. Environ 2,2 millions de passagers y ont transité sur les neuf premiers mois de 2024 (+3% sur un an). Une vingtaine de compagnies aériennes y assurent des vols domestiques et régionaux, ce qui en fait une alternative crédible si votre séjour démarre plutôt vers les montagnes du Nord.

À consulter :

5. Chiang Rai : Mae Fah Luang – Chiang Rai International Airport (CEI)

Longtemps oublié des guides, ce sixième aéroport du réseau AOT dessert pourtant la province la plus au nord du pays, aux portes du Triangle d’Or. Sa capacité actuelle de 3 millions de passagers par an doit doubler d’ici 2033 grâce à un chantier de 7 milliards de bahts (nouveau terminal, parking, réseaux), signe que la fréquentation grimpe plus vite que prévu sur cette destination encore préservée du tourisme de masse.

À consulter : Site officiel Mae Fah Luang – Chiang Rai Airport (AOT)

6. Hat Yai : Hat Yai International Airport (HDY)

Moins connu des voyageurs européens, l’aéroport d’Hat Yai dessert pourtant la ville la plus importante du sud de la Thaïlande, à seulement 9 kilomètres du centre. Il a enregistré près de 965 000 passagers sur les neuf premiers mois de 2024 (+5%), essentiellement pour des vols domestiques et quelques liaisons internationales régionales vers Kuala Lumpur, Séoul ou Singapour. Un choix pertinent si votre itinéraire inclut la frontière malaisienne.

À consulter : Site officiel Hat Yai Airport (AOT)

7. Ko Samui : Samui Airport (USM)

Voici l’exception qui confirme la règle : l’aéroport de l’île de Ko Samui n’appartient pas au réseau AOT, mais bien à la compagnie aérienne Bangkok Airways, qui l’a construit et l’exploite en propre. Une configuration unique qui explique en partie ses tarifs plus élevés que la moyenne. Avec plus de 1,4 million de passagers sur le seul premier semestre 2024 (+22%) et une capacité annuelle de 6 millions de voyageurs, c’est tout de même le 7e aéroport le plus fréquenté du royaume.

Rejoindre un aéroport en vol intérieur

Beaucoup de voyageurs enchaînent un vol international jusqu’à Bangkok, puis un vol intérieur vers l’une des autres plateformes. Thai Airways, Thai AirAsia, Nok Air, Thai Vietjet et Bangkok Airways couvrent l’essentiel des liaisons domestiques entre Suvarnabhumi ou Don Mueang et Phuket, Chiang Mai, Chiang Rai, Hat Yai ou Ko Samui, avec des vols quasi quotidiens et des prix qui démarrent souvent sous les 30 euros en réservant à l’avance. C’est en général la solution la plus rapide pour rallier le nord ou les îles du sud, le réseau ferroviaire thaïlandais restant nettement plus lent sur ces distances.

Sources : Airports of Thailand — statistiques de trafic, Samui Airport, Chiang Rai International Airport

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