Créé en 1990 à l’initiative du Premier ministre de l’époque, Chuan Leekpai, le Mu Ko Lanta Marine National Park se situe dans la province de Krabi, au large de la mer d’Andaman. Avec une superficie totale d’environ 134 km², dont près de 80 % en zone marine, le parc regroupe une quinzaine d’îles et d’îlots, dont les plus connus des plongeurs et snorkelers sont Ko Rok, Ko Ha et Ko Ngai.
Un parc pour la préservation de la faune et de la flore
Le parc couvre un ensemble d’îles dont les plus grandes sont Ko Lanta Yai et Ko Lanta Noi, complétées par des îlots plus petits comme Ko Talabeng, Ko Ha, Ko Rok et Ko Ngai. Les fonds marins qui entourent ces îles représentent la majeure partie de la superficie protégée, avec des récifs coralliens comptant parmi les plus riches de la mer d’Andaman.
Créé pour protéger un écosystème composé de récifs coralliens, de forêt tropicale et de mangroves, le parc abrite des espèces que l’on ne retrouve nulle part ailleurs dans la région. On y recense près de 38 espèces de mammifères, dont le dugong, ce mammifère marin herbivore aujourd’hui menacé et de plus en plus rare le long des côtes thaïlandaises, parfois aperçu au large de Ko Lanta, ainsi que des espèces plus discrètes comme le chat pêcheur ou le muntjac, petit cerf des forêts d’Asie du Sud-Est. Côté avifaune, le parc compte à lui seul près de 185 espèces d’oiseaux recensées, un chiffre remarquable pour un espace aussi restreint.
Environ un quart des récifs coralliens de la planète se trouvent en Asie du Sud-Est, et ils jouent un rôle de protection vitale contre l’érosion des côtes. Ces récifs restent toutefois fragiles : en 2024, un épisode de blanchissement corallien lié au réchauffement des eaux a touché plusieurs sites du parc, dont Ko Rok et Ko Ha, poussant les autorités thaïlandaises à suspendre temporairement la plongée sur certaines zones. Il est donc conseillé de se renseigner sur l’état des sites avant une sortie snorkeling ou plongée, et de privilégier des opérateurs qui respectent les consignes de non-contact avec les coraux.
À l’instar des récifs coralliens, les forêts de mangroves abritent de véritables écosystèmes qui favorisent la diversité de la faune et de la flore. On y admire des paysages de montagnes couvertes de forêt tropicale encore préservée, ainsi que des falaises de calcaire escarpées, typiques de la province de Krabi et du sud de la Thaïlande.
Pour les amateurs de nuits en pleine nature, deux zones de camping officielles existent au sein du parc : l’une près du siège administratif à Laem Tanod, sur la pointe sud de Ko Lanta Yai, l’autre sur l’îlot de Ko Rok Nok, sous réserve d’autorisation préalable auprès des gardes du parc. Une expérience rare, qui permet de profiter des îles hors des horaires d’affluence des excursions à la journée.
Informations pratiques
- Ouvert toute l’année, mais plusieurs îles du parc (Ko Rok, Ko Ngai, Ko Ha, Hin Daeng-Hin Muang) ferment officiellement à la baignade et à la plongée de mi-mai à fin octobre pendant la mousson, afin de laisser les écosystèmes se régénérer.
- Tarif d’entrée : environ 200 bahts pour un adulte étranger (une centaine de bahts pour un enfant), auxquels s’ajoutent des frais réduits pour véhicules et bateaux ; les tarifs évoluant régulièrement, il est recommandé de vérifier le montant exact sur place ou auprès de son excursion.
- La plupart des visiteurs découvrent le parc dans le cadre d’excursions en bateau à la journée depuis Ko Lanta, Krabi ou les îles Phi Phi, incluant souvent plusieurs arrêts snorkeling.
- Pour camper sur Ko Rok Nok ou près du siège du parc à Laem Tanod, une demande d’autorisation est nécessaire auprès du bureau du parc, avec du matériel à prévoir soi-même ou à louer sur place selon les périodes.