Tour Baiyoke II : la vue imprenable sur Bangkok

Jérémy

Avec ses 304 mètres de haut et ses 85 étages, la Tour Baiyoke II a longtemps été présentée comme la plus haute tour du pays. Achevée en 1997, elle reste aujourd’hui encore la tour la plus haute abritant un hôtel en Asie du Sud-Est, et offre toujours une vue imprenable sur la ville de Bangkok. Depuis, deux gratte-ciel de Bangkok l’ont dépassée en hauteur : la King Power MahaNakhon (314 mètres, achevée en 2016) et les Magnolias Waterfront Residences d’ICONSIAM. La Baiyoke Tower II occupe donc désormais la troisième place des immeubles les plus hauts de la capitale, un détail que peu de guides mettent à jour.

Le projet a été lancé à la fin des années 1980 par l’homme d’affaires Panlert Baiyoke, déjà propriétaire de la première tour Baiyoke, plus modeste, construite juste à côté. Sa ambition était simple : ériger l’hôtel le plus haut d’Asie du Sud-Est pour asseoir le prestige de la famille et de la Thaïlande à l’international. Le chantier a débuté en 1990, en pleine période de croissance économique effrénée du pays, et s’est achevé en 1997, l’année même où éclatait la crise financière asiatique qui allait durement toucher la Thaïlande. La tour, symbole d’une décennie d’euphorie immobilière, a ainsi vu le jour presque au moment où cette période prenait brutalement fin. Sur le plan architectural, sa silhouette effilée et ses accents triangulaires dorés au sommet s’inspirent des toits de temples thaïlandais et des flèches de pagode, un clin d’œil discret à l’identité locale au milieu du verre et du béton. À son achèvement, elle détenait d’ailleurs le record du plus haut immeuble en béton armé du monde, record repris dès l’année suivante par la CITIC Plaza de Canton, en Chine.

L’accès au sommet du building se fait en empruntant un ascenseur vitré, sensations garanties ! Au 84e étage se trouve une terrasse tournante qui propose une vue panoramique à 360 degrés sur la ville, complétée par un point de vue fixe et plus spacieux au 77e étage, équipé de bornes multimédias interactives et de longues-vues à pièces pour repérer les monuments de Bangkok 250 mètres plus bas.

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À partir de son point culminant, découvrez l’immensité de Bangkok qui s’étend à perte de vue jusqu’à l’horizon brumeux, avec en contrebas le quartier animé de Pratunam et son immense marché de gros textile. On vous conseille d’y aller en fin de journée pour profiter à la fois du coucher de soleil et des lumières de la ville une fois la nuit tombée, un contraste saisissant entre le jour et la nuit qui vaut à lui seul la visite. Les jours de forte pollution ou de brume de chaleur, fréquents en saison sèche, la visibilité peut toutefois être limitée : mieux vaut privilégier une journée claire après la pluie si possible.

En plus de la vue, vous pourrez goûter à une cuisine thaïlandaise ou internationale grâce aux nombreux restaurants et bars situés aux derniers étages de la tour, dont un buffet à volonté au Crystal Grill (76e étage) souvent proposé en formule combinée avec le billet d’accès à la terrasse, un bon plan pour associer découverte gastronomique et vue imprenable sans multiplier les billets.

Tour Baiyoke II : informations pratiques

  • Prix d’entrée : environ 430 à 450 bahts (soit 11 à 12 €) pour le créneau journée (10h-17h), un peu plus cher pour le créneau nocturne (17h-2h) ; gratuit pour les enfants de moins de 120 cm
  • Le billet comprend une consommation gratuite (boisson thaïlandaise en journée, cocktail en soirée) valable au Rooftop Bar du 83e étage
  • Ouvert tous les jours de 10h à environ 2h du matin (accès aux 77e, 83e et 84e étages), avec deux créneaux tarifaires distincts
  • Accès en BTS jusqu’à la station Ratchathewi puis une courte marche, en bus avec les lignes n° 16, 23, 60, 79, 99, 511 et 512, ou plus simplement en taxi depuis le centre-ville

Le saviez-vous ?

Le plus haut gratte-ciel du monde reste le Burj Khalifa à Dubaï avec ses 828 mètres. La Baiyoke Tower II, malgré son classement rétrogradé à l’échelle de Bangkok, demeure l’un des immeubles les plus reconnaissables de la skyline thaïlandaise et continue d’attirer les visiteurs pour son rapport qualité-prix, sensiblement plus abordable que la terrasse d’observation de la MahaNakhon. Elle reste aussi, près de trente ans après son achèvement, un symbole architectural fort : celui d’une Thaïlande qui, au sommet de sa croissance, a voulu toucher le ciel juste avant que la crise de 1997 ne rappelle les limites de cette ambition.

Afin d’en assurer la stabilité, la tour est munie de fondations profondes de près de 65 mètres, l’équivalent d’un immeuble d’une vingtaine d’étages enfoui sous terre.

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